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Comité des Rencontres Internationales de Harpe Celtique de Dinan (CRIHC)

    22e Rencontres Internationales de Harpe celtique
12 au 18 Juillet 2005
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Jeudi 14 Juillet 2005

Le journal de Bord, jour après jour

Lundi 11/07

Mardi 12/07

Mercredi 13/07

Jeudi 14/07

Vendredi 15/07

Samedi 16/07

Dimanche 17/07

Lundi 18/07

10h00 : atelier jeux pour les 6-12 ans, à la Maison de la Harpe.

Pour commencer la journée, une douzaine d'enfants de six à douze ans ont découvert la harpe celtique avec Gaelle, permanente de la Maison de la Harpe. Comprendre l'évolution de la harpe au fil des âges fût un " jeu d'enfant " grâce aux nombreuses harpes exposées dans la Maison de la Harpe ! La différence entre harpe celtique et harpe bardique, principalement liée à la matière des cordes, respectivement nylon ou boyau et cordes en métal se comprend mieux en touchant, en faisant vibrer ces différentes harpes, activité pour laquelle les petits s'en donnent à cœur-joie !! On aborde la partie " lutherie " en voyant les différentes étapes de la fabrication de la harpe, l'organologie de l'instrument, et enfin chacun dessine sa harpe préférée !... Tous sont ressortis le sourire aux lèvres, l'oreille affinée, et de beaux dessins et images en souvenir !... Il paraît même que certains commenceront l'apprentissage de la harpe celtique… Rendez-vous peut-être en tant que stagiaires pour des futures rencontres ! et pourquoi pas en jeunes talents ?...

14h00 : Atelier de composition avec Enrico Euron.

L'artiste nous a présenté sa démarche ; son intervention s'est déroulé en deux temps, tout d'abord il a consacré une heure à expliquer comment il était possible d'être créatif tout en partant de la tradition, que se soit en choisissant d'interpréter des airs traditionnels en en trouvant l'arrangement, ou en composant de nouveaux morceaux à partir de l'héritage que la tradition nous lègue… Il s'agissait donc pour lui de montrer à quel point on pouvait faire rimer tradition et création qui loin d'être des termes incompatibles peuvent au contraire constituer les deux aspects d'une même démarche…Le seconde partie de son intervention, les trente dernières minutes, lui ont permis d'exposer plus précisément comment il a tenté un travail de reconstitution pour arranger le concerto de O'Carolan. Avec son comparse Marco à la guitare et rejoint ensuite par les autres musiciens du Celtic Harp Ensemble que nous avions vu jouer la veille à Plouer. Il a donné à cet atelier une dimension tout aussi vivante que didactique…

 

14h30 Concert : Compangie Skald, au château-musée de Dinan.
Ce concert a inauguré la série des concerts de l'après-midi…

Parole de spectateur :

Ca commençait mal sur les remparts en plein soleil, qui ce jour là était excessivement chaud et l'accès à la salle de concert qui ne se faisait pas. C'est dire que lorsque nous fûmes autorisés à entrer ce fut un soulagement. Au sein de cette tour de Coetquen il était un petit paradis de fraicheur que la trentaine de spectateurs présents s'empressèrent d'envahir. Et l'état de grâce devait se poursuivre pendant une heure encore. Les Mabinogion étaient pour moi un récit de guerres mettant en scène des peuples et des dieux appartenant à la mythologie celtique. Il n'en fut rien. Alors imaginez cette salle à la fraîcheur accueillante, à l'acoustique particulière, éclairée par une toute petite ouverture (j'omettrais volontairement la lumière artificielle d'ambiance) et déjà le changement s'opérait. Lorsque la voix de Sowila se fit entendre à travers un chant, les fils qui nous retenaient encore à la réalité se rompirent un à un et lorsque la harpe égrena ses premières notes, nous devinrent les compagnons attentifs et silencieux de Pwyll , prince de Divet. De guerres il n'en fut pas question c'est au contraire l'amitié et l'amour qui nous furent contés. Sowila a eu la manière de captiver notre attention à travers sa voix, chaude et claire, sa gestuelle démonstrative , ses petits accessoires acoustiques qui ont si bien accompagné ses deux récits. Vêtue d'une longue robe de style moyenâgeux il nous a été facile d'imaginer la princesse Rhiannon. Quant au harpiste, Jaufré Darroux, il n'eut aucun mal, malgré sa stature, à disparaître derrière sa harpe et sa musique accompagna les étranges aventures de Pwill, prince de Divet. Les sons qu'il a tirés des cordes de son instrument ont embellis et valorisé la prestation de Sawila. Un regret, un gros. Alors qu'au cours de sa prestation Sawila nous précisait qu'il lui faudrait au moins trois jours pour raconter les Mabinogion, il n'y eut personne dans la salle pour crier : " Chiche !".

20h30 : Concert au théâtre de Dinan.
Jochen VOGEL / MYRDHIN

En première partie, Jochen Vogel, également professeur pour les stagiaires cette année et lui aussi lauréat du trophée Carolan en 1989, a surpris les auditeurs en arrivant du fond de la salle pour rejoindre la scène au son de sa harpe qu'il portait ou peut-être était-ce l'inverse et que sa harpe le portait sur la scène dans une fusion entre l'homme et l'instrument… Il a présenté un répertoire plutôt jazzy, à la fois instrumental et en chanson ; il a su charmer et étonner les spectateurs, en finissant par exemple à genoux tel un guitariste de rock ou en jouant sur deux harpes simultanément, l'une lui permettant de réaliser certains effets sonores, il n'a certes pas poussé jusqu'à jouer avec les dents, mais il a tout de même invité la salle à prendre part au concert en jouant le rôle des percussions, qui claquant des doigts, qui se frappant la poitrine, qui se tapant sur la joue… Et ça a fonctionné ! Comme quoi le corps humain reste encore l'instrument qui peut tenir lieu de tous les autres. (à méditer…) Pour la seconde partie du concert, nous avons pu écouter un autre professeur des stagiaires et le maître des lieux ou comme a pu le surnommer Jochen Vogel sur scène le " maître des harpes de Dinan ", Myrdhin avec quatre musiciens, le percussionniste Gabriel Jego et le bassiste Philippe Lefèvre tous trois formant le trio Run, mais aussi Pol Huellou et Zil, et donc ainsi retrouver pour le plus grand plaisir de nos oreilles le trio An Delen dir. La complicité était de mise entre les différents musiciens, le flûtiste se promenant sur la scène entre ses compagnons et Zil passant d'une harpe à l'autre, telle une " sœur à dix bras ", comme elle peut être surnommée à Dinan, tant elle abat de travail pour l'organisation du festival… Ainsi nous avions sur scène un double trio en cinq musiciens et oui à Dinan parfois deux fois trois peuvent faire cinq, aussi mystérieux que la Trinité non ? Tous les musiciens de cette soirée ont terminé le concert ensemble dans une ambiance chaleureuse et amicale…